Traités anciens

Mains nues

Quarterstaff

Canne et Bâton

Hoplologie

Avatars

AMHE Francophones

Canne et Bâton - AMHE

Escrime - AMHE

Quarterstaff - AMHE

Recherche




Arts Chevaleresques

Notre Charte, sous forme de prospectus prêt à imprimer.

Elle définit le fil rouge de nos actions, tant dans le domaine du spectacle que dans celui de la recherche historique.

Nous pouvons organiser des stages à la demande, selon vos thèmes préférentiels...

(Adresse de contact dans la Charte à télécharger)

Espace membres

Se reconnecter
---

Votre nom (ou pseudo) :

Votre code secret


 Nombre de membres 13 membres


Connectés :

( personne )
Menu  Langue: en
Visites

 31349 visiteurs

 7 visiteurs en ligne

hoplologie.gifAvatars - Adaptations nécessaires : combats en public et combats filmés

Il est souvent fait critique, par les pratiquants d'AMHE, des combats que l'on voit dans les films ou dans les animations de spectacle vivants ; On leur reproche leur absence de réalisme historique ou martial et globalement,  de nuire ainsi à la connaissance des AMHE de la part du "grand public"...
____________________________

Peut-être cette critique est-elle fondée; Toutefois, avant de critiquer est-il bon de rappeler ce qu'est un "combat de spectacle" et les impératifs qui préludent à sa création. Pour cela ces quelques petites anecdotes personnelles seront peut-être parlantes...


Les chorégraphies de cinéma ou de spectacle vivants sont tributaires d'éléments extérieurs à la logique du combat "réel" (angles de caméra, dimensions de l'écran donc distance entre les cascadeurs pour qu'ils rentrent dans le cadre, lisibilité des mouvements pour qu'ils soient compréhensibles même pour un non-spécialiste, rupture dans les rythmes pour caser des dialogues et pauses dans les enchainements, etc...)

Un combat de spectacle doit donc forcément faire des concessions au réalisme pour que :

1 - le combat dure longtemps ou du moins "un temps certain prévu par le scénario" avec un crescendo et un final dramatique ou imprévu ( faire monter la mayonnaise)
2 - il n'y ait pas d'accident
3 - le combat soit lisible (un combat de spectacle se construit comme un dialogue, une conversation... même s'il y en a un qui clôt la discussion, les deux partenaires doivent pouvoir s'exprimer)
4 - le combat rentre dans les impératifs dictés par la mise en scène et/ou les contraintes technique (place)

J'ai eu l'occasion de chorégraphier des combats pour moi, pour d'autres sur scène, en rue, en films ou court-métrage...

A chaque fois cela s'est passé de la manière suivante :

cas A : nous avions eu l'occasion de voir les conditions scéniques avant et nous les avons intégré lors du montage du combat; ça c'est idéal
cas B : On ne connaissait pas les conditions scéniques ou celles-ci avaient changé au dernier moment : Soit ce que nousavions prévu collait à la demande et aux conditions, soit ça ne "le faisait pas" et il nous a fallu alors tout refaire en urgence à partir de ce que l'on avait prévu pour se "recaler" dans ce qu'il était possible de faire... Situation moins idéale, car on a alors l'impression d'avoir bossé pour rien.

Souvent aussi, le metteur en scène n'est pas "escrimeur" ... Il n'a pas la même vision que nous des choses et le combat doit être au service de l'histoire et pas l'inverse ( "c'est trop long coco" ou " tu peux pas nous le rallonger de 30 secondes ? "..." tu peux le finir sous l'arbre là-bas, mais en démarrant en haut de l'escalier ? ")

Pour les films, c'est encore pire : J'ai le souvenir de cette fois où l'on avait monté un "super" combat qu'on était content de montrer ... Le réalisateur nous a tout fait refaire car nos mouvements et déplacements ne rentraient pas dans le cadre, dans le champs de la caméra, et allaient "trop vite", etc... Au final on a du faire, allez, 20 % de ce que l'on avait prévu, en moulinant comme des tortues, et lui, le réalisateur, nous faisant refaire chaque enchainement qui lui plaisait à travers le filtre de son écran, plein de fois, pour prendre une fois l'ensemble, une fois le bras, une fois l'expression de visage, une fois l'angle global, etc... et tres rarement la "richesse technique" qu'on avait pu y mettre; Ce n'est pas la technique qui l'interessait, il nous l'a dit, c'est ce qu'il pouvait en faire en terme de prise de vue, en terme visuel-écran... Cela a été super interessant mais super-dur de lui faire comprendre qu'un mouvement qu'il trouvait bien, nous on le trouvait nul en temps qu'"escrimeur", le contraire étant vrai d'ailleurs...

Et tout cela se trouve encore démultiplié quand, au montage, le combat est chamboulé ou que la même passe se retrouve trois fois, sous des angles différents, ou encore que des bouts de la passe 1 se retrouvent en gros plan dans la passe 3, par la magie du montage et des changements de plan... (regardez bien les films, vous verrez qu'on retrouve souvent ça)...



Je pense que pour les combats filmés au cinéma, il faudrait que l'escrimeur qui a monté le combat soit inclus dans le montage des plans pour que "son" combat ne soit pas dénaturé... (Quand je monte un combat, il y a toujours un petit scénario dedans avec des rôles attribués aux combattants - le fier, le fourbe, le peureux, le maladroit, etc... - qui influent sur la gestuelle et les actions)

Difficile métier !


Au moins, sur scène ou en rue, on fait son combat jusqu'au bout. Dans les films, on est même pas certain que cela sera !

Date de création : 24/12/2007 ~ 14:27
Dernière modification : 11/01/2008 ~ 14:11
Catégorie : Avatars
Page lue 535 fois


Prévisualiser Prévisualiser     Imprimer l'article Imprimer l'article

 
Réactions à cet article


Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !


 
^ Haut ^